Aujourd’hui isolée au milieu des marais salants et des parcs à huîtres à deux kilomètres de la mer, la fière citadelle de Brouage était à l’époque du cardinal de Richelieu, le plus beau havre de France.
Dès l’époque romaine, l’ancien golfe de Saintonge fut l’un des principaux lieux de production du sel du littoral Atlantique. Vers 1555, Jacques de Pons, seigneur de Hiers et de Mirambeau, décide de créer une ville nouvelle pour tirer partie de cette richesse et profiter du passage des innombrables navires venus chercher l’or blanc. Ainsi naquit Jacopolis sur Brouage. Intégré au domaine royal en 1578, Brouage la catholique et son port composé d’un vaste bras de mer, faisaient de l’ombre à La Rochelle la protestante. Les Rochelais coulèrent donc des navires dans le chenal pour ruiner leur rivale. Brouage prit sa revanche au siècle suivant. Devenu gouverneur de la place, le jeune cardinal de Richelieu en fit une redoutable citadelle d’où il put diriger le siège de La Rochelle. Après cet âge d’or, le port de Brouage s’ensable irrémédiablement provoquant le déclin de la ville. Après la Révolution, la place devient une prison pour les prêtres réfractaires. Aujourd’hui, la ville forte de Brouage offre un résumé idéal de la fortification du XVIe et XVIIe siècles. Ses remparts et ses bastions établis sur des planchers de chêne posés sur des pieux enfoncés dans la vase, enserrent une ville conçue d’après un plan en damier. Quand vous viendrez goûter au charme de Brouage, profitez-en pour aller déguster quelques huîtres !
Le saviez-vous ? Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec en 1608, est originaire de Brouage. Un monument a été conçu en sa mémoire devant l’église de la citadelle.
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lundi 21 septembre 2015
LE CHÂTEAU ET HARAS NATIONAL DE POMPADOUR – RÉGION LIMOUSIN – DÉPARTEMENT DE LA CORRÈZE
Vous connaissez sans doute l’histoire de la marquise de Pompadour, maîtresse puis confidente de Louis XV. Mais avez-vous déjà visité l’admirable maison qui lui donna son nom ? C’est l’un des plus beaux châteaux du Limousin.
Un premier château fut érigé ici par le seigneur Guy de Lastours au XIe siècle. Défendu par un fossé circulaire, il était protégé par une enceinte flanquée de dix tours. Au XIIIe siècle, la maison passe entre les mains des Hélie, branche cadette des vicomtes de Limoges qui, au XVe siècle, prit le nom de Pompadour. Le premier château fut alors reconstruit par Geoffroy de Pompadour, évêque d’Angoulême, de Périgueux puis du Puy et grand aumônier de France. La vicomté devient marquisat en 1614. Après l’extinction de la famille de Pompadour, Louis XV, en 1745, fit don du titre et de son domaine à Jeanne-Antoinette Lenormant d’Etiolles qui devint la marquise de Pompadour. En 1760, la marquise se défait de sa propriété qui revient à la couronne. Louis XV y établit un an plus tard un haras royal devenu haras national en 1872. De l'importante forteresse bâtie au XVe siècle, il reste aujourd’hui le magnifique châtelet d'entrée menant vers une terrasse protégée par sept tours basses et l’impressionnante aile sud du château. Flanqué de grosses tours coiffées en poivrière et dominé par un chemin de ronde couvert percé de meurtrières, ce logis est tout à fait caractéristique de cette époque.
Le saviez-vous ? Les haras nationaux ont été crées par Louis XIV pour fournir ses armées. Le haras de Pompadour compte avec les haras du Pin parmi les plus importants de France. Chaque année, un très grand nombre de manifestations font d’Arnac-Pompadour, la capitale du cheval en Limousin.
Un premier château fut érigé ici par le seigneur Guy de Lastours au XIe siècle. Défendu par un fossé circulaire, il était protégé par une enceinte flanquée de dix tours. Au XIIIe siècle, la maison passe entre les mains des Hélie, branche cadette des vicomtes de Limoges qui, au XVe siècle, prit le nom de Pompadour. Le premier château fut alors reconstruit par Geoffroy de Pompadour, évêque d’Angoulême, de Périgueux puis du Puy et grand aumônier de France. La vicomté devient marquisat en 1614. Après l’extinction de la famille de Pompadour, Louis XV, en 1745, fit don du titre et de son domaine à Jeanne-Antoinette Lenormant d’Etiolles qui devint la marquise de Pompadour. En 1760, la marquise se défait de sa propriété qui revient à la couronne. Louis XV y établit un an plus tard un haras royal devenu haras national en 1872. De l'importante forteresse bâtie au XVe siècle, il reste aujourd’hui le magnifique châtelet d'entrée menant vers une terrasse protégée par sept tours basses et l’impressionnante aile sud du château. Flanqué de grosses tours coiffées en poivrière et dominé par un chemin de ronde couvert percé de meurtrières, ce logis est tout à fait caractéristique de cette époque.
Le saviez-vous ? Les haras nationaux ont été crées par Louis XIV pour fournir ses armées. Le haras de Pompadour compte avec les haras du Pin parmi les plus importants de France. Chaque année, un très grand nombre de manifestations font d’Arnac-Pompadour, la capitale du cheval en Limousin.
vendredi 21 novembre 2014
POITOU-CHARENTES
Poitou-Charentes est une des 22 régions administratives de la France métropolitaine. Elle regroupe quatre départements : Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne, issus des anciennes provinces d'Angoumois, d'Aunis, d'une partie du Poitou (Haut-Poitou) et de Saintonge. Elle a pour capitale Poitiers, plus grande ville et unité urbaine de la région. Les autres villes importantes sont La Rochelle, Niort, Angoulême, Châtellerault, Saintes, Rochefort et Royan.
Située dans le Grand Sud-Ouest français1, elle regroupe une population de 1 777 773 habitants en 20112, appelés Picto-Charentais ou Pictocharentais (nom formé à partir du peuple gaulois des Pictons), population répartie sur 25 809 km², soit une densité moyenne de 69 hab/km². Il existe cependant d'importantes disparités entre des territoires agricoles marqués par une certaine déprise démographique, des régions littorales en croissance constante (Aunis, îles de Ré et d'Oléron, Côte de Beauté) et des agglomérations souvent densément peuplées.
Cette région marquée par la ruralité est réputée pour ses vignobles, qui produisent cognac, pineau des Charentes mais aussi vins du Haut-Poitou, ses produits maraîchers (melons, dont elle est la première région productrice au niveau national3) ou ses productions laitières (fromages de chèvre et de vache, beurre de Charentes-Poitou). Le tourisme, notamment balnéaire, constitue un pan important de l'économie locale, de même que les services. La région compte deux universités (Poitiers et La Rochelle), quatre pôles universitaires décentralisés (Angoulême, Niort, Royan et Châtellerault), deux écoles supérieures de commerce, sept écoles d'ingénieur et plusieurs pôles de recherche et de transfert de technologie.
Poitou-Charentes est délimitée par le Centre et les Pays de la Loire au nord, le Limousin à l'est et l'Aquitaine au sud. Sa bordure occidentale s'ouvre sur l'océan Atlantique et sur l'estuaire de la Gironde, plus vaste estuaire d'Europe, lui offrant une large façade maritime.
Située dans le Grand Sud-Ouest français1, elle regroupe une population de 1 777 773 habitants en 20112, appelés Picto-Charentais ou Pictocharentais (nom formé à partir du peuple gaulois des Pictons), population répartie sur 25 809 km², soit une densité moyenne de 69 hab/km². Il existe cependant d'importantes disparités entre des territoires agricoles marqués par une certaine déprise démographique, des régions littorales en croissance constante (Aunis, îles de Ré et d'Oléron, Côte de Beauté) et des agglomérations souvent densément peuplées.
Cette région marquée par la ruralité est réputée pour ses vignobles, qui produisent cognac, pineau des Charentes mais aussi vins du Haut-Poitou, ses produits maraîchers (melons, dont elle est la première région productrice au niveau national3) ou ses productions laitières (fromages de chèvre et de vache, beurre de Charentes-Poitou). Le tourisme, notamment balnéaire, constitue un pan important de l'économie locale, de même que les services. La région compte deux universités (Poitiers et La Rochelle), quatre pôles universitaires décentralisés (Angoulême, Niort, Royan et Châtellerault), deux écoles supérieures de commerce, sept écoles d'ingénieur et plusieurs pôles de recherche et de transfert de technologie.
Poitou-Charentes est délimitée par le Centre et les Pays de la Loire au nord, le Limousin à l'est et l'Aquitaine au sud. Sa bordure occidentale s'ouvre sur l'océan Atlantique et sur l'estuaire de la Gironde, plus vaste estuaire d'Europe, lui offrant une large façade maritime.
LE LIMOUSIN
Le Limousin (Lemosin en occitan) est une région française composée des trois départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne. Elle est située en totalité dans le Massif centralNote 1, dans sa partie nord-ouest. Ses habitants sont appelés les Limousins.
Le Limousin est la seule région française (avec la Franche-Comté) a posséder une cohérence culturelle et territoriale bimillénaire2. Ses frontières sont à peu de choses près les mêmes que celles de la cité gallo-romaine des Lémovices (peuple gaulois). Faisant intégralement partie de l'Occitanie dont elle constitue une bordure septentrionale, la région Limousin actuelle est principalement issue du regroupement des anciennes provinces du Limousin et de la Marche, mais elle correspond surtout à l'ancien diocèse de Limoges, avatar christianisé des Lémovices. L'ancien comté carolingien de Limoges occupait aussi le même espace. La province fut, de l'Antiquité au xiie siècle, une composante essentielle de l'Aquitaine. Région rurale, de tradition agricole (élevage et sylviculture) et industrielle, le Limousin est associé au Grand Sud-Ouest français. La région est bordée au nord par la région Centre, à l'ouest par Poitou-Charentes et l'Aquitaine, au sud par Midi-Pyrénées, et à l'est par l'Auvergne.
Avec 741 072 habitants3 répartis sur près de 17 000 km2, c'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. Sa démographie, dominée par le poids de son chef-lieu, Limoges, dont l'aire urbaine regroupe environ 37,7 % de la population régionale, est caractérisée par une hausse de la population significative ces dernières années, en particulier le long des axes principaux, et un solde migratoire positif. En revanche, le taux de fécondité est faible et le taux de personnes de plus de 60 ans est le plus élevé de France.
Le Limousin est la seule région française (avec la Franche-Comté) a posséder une cohérence culturelle et territoriale bimillénaire2. Ses frontières sont à peu de choses près les mêmes que celles de la cité gallo-romaine des Lémovices (peuple gaulois). Faisant intégralement partie de l'Occitanie dont elle constitue une bordure septentrionale, la région Limousin actuelle est principalement issue du regroupement des anciennes provinces du Limousin et de la Marche, mais elle correspond surtout à l'ancien diocèse de Limoges, avatar christianisé des Lémovices. L'ancien comté carolingien de Limoges occupait aussi le même espace. La province fut, de l'Antiquité au xiie siècle, une composante essentielle de l'Aquitaine. Région rurale, de tradition agricole (élevage et sylviculture) et industrielle, le Limousin est associé au Grand Sud-Ouest français. La région est bordée au nord par la région Centre, à l'ouest par Poitou-Charentes et l'Aquitaine, au sud par Midi-Pyrénées, et à l'est par l'Auvergne.
Avec 741 072 habitants3 répartis sur près de 17 000 km2, c'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. Sa démographie, dominée par le poids de son chef-lieu, Limoges, dont l'aire urbaine regroupe environ 37,7 % de la population régionale, est caractérisée par une hausse de la population significative ces dernières années, en particulier le long des axes principaux, et un solde migratoire positif. En revanche, le taux de fécondité est faible et le taux de personnes de plus de 60 ans est le plus élevé de France.
L'AQUITAINE
L’Aquitaine (prononcé [a.ki.ˈt̪ɛn̪] en « français standard » et [a.ki.ˈt̪ɛ.n̪ə] localement) est une région administrative du Sud-Ouest de la France. Elle comprend cinq départements : la Dordogne, la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. Son chef-lieu, Bordeaux, en est aussi la plus grande ville. L’Aquitaine est également une région historique, dont les contours ont évolué au cours du temps. Ses habitants sont les Aquitains.
Ses départements :
Dordogne
Gironde
Landes
Lot-et-Garonne
Pyrennées-Atlantique
Le terme « Aquitaine » s’est appliqué au cours du temps à des territoires différents du Sud-Ouest de la France actuelle.
Ses départements :
Dordogne
Gironde
Landes
Lot-et-Garonne
Pyrennées-Atlantique
Le terme « Aquitaine » s’est appliqué au cours du temps à des territoires différents du Sud-Ouest de la France actuelle.
dimanche 25 décembre 2011
CHÂTEAU DE MONFORT
Le château de Montfort est un château fort du xiiie siècle, situé sur la commune de Montigny-Montfort dans le département de la Côte-d'or. Cette forteresse est perchée sur un plateau rocheux à 317 mètres d'altitude dominant les trois vallées du Dandarge, de la Ronce et de la Louère. Le château à l'architecture unique a connu d'illustres propriétaires et hébergea le Saint Suaire de nombreuses années.
Localisation, accès
Sur la route départementale D 980 entre Semur-en-Auxois (à 11 km) et Montbard (à 4 km) ; autoroute A6 sortie 23 Bierre-lès-semur direction Montbard.
Histoire
Le Moyen Âge
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| 1930 |
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| 1900 |
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| 1950 |
C'est au xie siècle (vers 1075) qu'un premier château aurait été édifié par Bernard de Montfort, un proche des ducs de Bourgogne dont le chateau le plus proche était à une dizaine de km, à Montbard.
Vers 1289, le château est reconstruit par Géraud de Maulmont, chanoine et archidiacre de Limoges, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel.
Par mariages et successions, le château revient en dot à Jeanne de Vergy qui épouse en 1340 Geoffroy Ier de Charny. Leur petite fille Maguerite épouse en 1400 Jean de Bauffremont qui décède à la bataille d'Azincourt en 1415. C'est son neveu Pierre de Bauffremont qui hérite du château de Montfort.
La Renaissance
La petite fille de Pierre de Bauffremont, Philiberte se maria avec Jean de Chalon prince d'Orange. Mais, après la mort de Jean de Chalon, Philibert son fils refusa de rendre hommage au roi de France pour sa principauté d'Orange et se mit au service de Charles Quint. Le Château est alors mis sous séquestres par François Ier à partir de 1521.
En 1530, René de Chalon hérite des biens de son oncle Philibert de Chalon, biens qu'il léguera à son cousin Guillaume d'Orange-Nassau.
Le 19 mai 1547, Guillaume Ier d'Orange-Nassau obtiendra la levée des séquestres sur le château. Sa fille, Emélia d'Orange-Nassau (Amélie) après une succession difficile avec ses sœurs, obtient le château où elle entreprend d'importants travaux de réhabilitations.
XVIIe et XVIIIe siècles
Le 14 février 1688, les petites filles d'Amélie d'Orange-Nassau vendent le château de Montfort pour 62 000 livres à François Michel Le Tellier marquis de Louvois, secrétaire d'état de la guerre de Louis XIV.
En 1691, à la mort de François Michel Le Tellier son fils Louis François Marie Le Tellier marquis de Barbezieux lui succède. Puis en 1701 sa fille Marie Margdelaine épouse du duc d'Harcourt hérite du château et des terres de Montfort.
Le 31 mai 1731, le duc et la duchesse d'Harcourt revendent la baronnie de Monfort à Frédéric de La Forest pour 100 000 livres. Seuls seigneurs qui feront du château leur résidence principale.
Du xixe siècle à nos jours
Le 18 août 1817, une descendante de la famille de La Forest cède le château, pour seulement 1 200 francs à Jean Baptise Lefaivre, ancien domestique au château.
Dès lors, seules les terres du domaine seront exploitées, le château, lui tombera en ruines dans l’indifférence totale.
En 1985, les ruines du château sont rachetées par Jean Marie Fériès et son épouse, qui entreprirent leurs réhabilitations.
En 1996, l'association MONS FORTI prit la relève de M. et Mme Fériès.
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