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lundi 21 septembre 2015

LA CHAPELLE NOTRE-DAME-DU-HAUT DE RONCHAMP – RÉGION FRANCHE-COMTÉ – DÉPARTEMENT DE LA HAUTE-SAÔNE

Consacrée le 25 juin 1955, la chapelle Notre-Dame-du–Haut réalisée par  Le Corbusier est à la fois l’une des œuvres les plus fameuses de l’architecte, et l’un des monuments emblématiques de l’architecture du XXe siècle.

Dans l’Antiquité, la colline de Bourlémont à Ronchamp était occupée par un temple romain. Cet édifice fut remplacé au moyen-âge par un sanctuaire dédié à la Vierge Marie objet d’un important pèlerinage. Cette chapelle, ravagée par un incendie en 1913, fut rebâtie après la première guerre mondiale.  À nouveau détruite durant la seconde guerre mondiale, sa reconstruction est confiée à Charles-Édouard Jeanneret-Gris alias Le Corbusier qui livre là sa première église. Interrogé sur ce chantier inédit, il déclarait : « je n’avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces quatre horizons, je n’ai pu hésiter ». Il est vrai que le cadre de la chapelle est admirable.  L’édifice, construit entre 1950 et 1955, a été réalisé en béton enduit de chaux blanche. Ses formes rondes très originales inspirées par les collines des Vosges et par le monde animal, tranchent avec les autres réalisations de l’architecte.  Pour réaliser la coque de béton brut qui coiffe l’église, Le Corbusier se serait inspiré d’une carapace de crabe ! L’éclairage naturel de la chapelle a fait l’objet d’un traitement très particulier. Les murs sont en effet percés de puits de lumière de taille et d’orientation différente, qui délivrent à l’intérieur une lumière chatoyante. La chapelle a été complétée par une nouvelle porterie et par un couvent, créés par le grand architecte Renzo Piano pour des clarisses venues s’installer à Ronchamp en 2009.

Le saviez-vous ? Après la seconde guerre mondiale, Le Corbusier a créé quatre cités radieuses pour répondre aux problèmes de logement. Certains Marseillais, sans doute un peu décontenancés par cette imposante architecture de béton, ont surnommé la leur la « maison du fada ».



vendredi 21 novembre 2014

LA FRANCHE-COMTE

La Franche-Comté (prononcé [fʁɑ̃ʃ kɔ̃.te ] ; Fraintche-Comtè en franc-comtois, Franche-Comtât en arpitan) est une région culturelle, historique et administrative de l'Est de la France métropolitaine. Elle comptait 1 173 440 habitants en 2011 selon l'Insee, regroupant ainsi près de 2 % de la population française. La Franche-Comté est, proportionnellement à sa population, la première région industrielle de France [réf. nécessaire], et son taux de chômage, jusqu'à l'arrivée de la crise, était inférieur depuis plus de vingt ans au taux national1. Elle a pour préfecture Besançon, capitale historique et ville la plus importante de la région et est divisée en quatre départements : le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort.

Située au cœur de l'Europe élargie, la Franche-Comté est un passage obligé des flux à la fois humains et économiques[réf. nécessaire]. En effet, la région, frontalière avec la Suisse, est aussi très proche de deux grands pays européens : l'Allemagne et l'Italie. Son réseau routier est assez développé. Des routes départementales maillent l'ensemble du territoire comtois composé de nombreuses petites communes (95 % ont moins de 2 000 habitants). Son réseau ferré est en plein développement avec l'ouverture programmée en 2011 de la branche est de la LGV Rhin-Rhône.

L'actuel territoire franc-comtois est principalement constitué, de l'ancien(ne)2 comté de Bourgogne (aussi appelée Franche Comté de Bourgogne)3 auquel a été ajouté l'ancien comté de Montbéliard ainsi que la partie de l'Alsace restée Française en 1871 (Territoire de Belfort). Cette relative unité historique, marquée par l'autonomie importante dont a bénéficié la région par le passé (notamment sous les Habsbourg), explique sa forte identité. Les habitants de Franche-Comté sont appelés les Francs-Comtois et les Franc-Comtoises4. Le terme Comtois est également utilisé, comme dans la devise régionale Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi !5 ou pour désigner des symboles de la région, de même que le cheval comtois et l'horloge comtoise.