LA REINE FABIOLA EST DÉCÉDÉE
L'ancienne reine de Belgique Fabiola est décédée. Elle était âgée de 86 ans. L'information est officielle.
Une reine nous a quittés. Fabiola, veuve du roi Baudouin, tante de l’actuel roi Philippe est décédée vendredi. «Leurs Majestés le Roi et la Reine et les Membres de la Famille Royale annoncent avec une très grande tristesse le décès de Sa Majesté la Reine Fabiola, survenu ce soir au Château du Stuyvenberg à Bruxelles», écrit le Palais dans un communiqué. L’ancienne reine des Belges était âgée de 86 ans.
Née Dona Fabiola de Mora y Aragon le 11 juin 1928 à Madrid, dans une famille de la noblesse espagnole, la cinquième reine des Belges s'était faite discrète depuis 20 ans, dans l'ombre du roi Albert et de son épouse, la reine Paola, avec qui l'entente n'était pas parfaite. Les années venant une arthrose l'avait contrainte à s'appuyer sur une canne puis à se déplacer en fauteuil roulant, ses apparitions devenant alors de plus en plus rares. Elle avait été déjà hospitalisée en 2009 en raison d'une broncho-pneumonie.
FABIOLA AVAIT RENDU LE SOURIRE À BAUDOUIN, JEUNE ROI TRISTE
Affichage des articles dont le libellé est 6.3 FAMILLE ROYALE - BAUDOUIN ET FABIOLA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 6.3 FAMILLE ROYALE - BAUDOUIN ET FABIOLA. Afficher tous les articles
samedi 6 décembre 2014
dimanche 19 février 2012
BAUDOUIN. FABIOLA SERA SA REINE
On l’appelait « le roi solitaire » et, soudain, sans qu’aucune rumeur ne le laisse supposer, c’est une inconnue qui apparaît au pied du trône : dona Fabiola de Mora y Aragon.
Le secret avait été bien gardé, à Bruxelles comme à Madrid. C’est le 15 août que Fabiola l’annonce à sa famille, pendant leurs dernières vacances à Zarautz, leur résidence d’été. Fabiola fait appeler le photographe du village. Elle prend sa mère, ses sœurs et leurs maris par le bras et pose en riant au milieu du groupe. « Ce sera, dit-elle, ma dernière photo de vieille fille. » Elle a eu 32 ans en juin. On l’interroge. Alors, l’air grave, elle confie son secret : « C’est Baudouin, le roi des Belges. » Ses sœurs croient d’abord à une plaisanterie. Si leur mère porte le nom prestigieux des comtes d’Aragon, leur père, décédé, n’était marquis que de fraîche date.
Puis, comprenant leur erreur, elles questionnent Fabiola à perdre haleine. Comment l’avait-elle connu ? Comment s’étaient-ils aimés ? Aucun journaliste ne les avait jamais vus ensemble. Après enquête, il semblerait que Fabiola ne se souvenait plus d’avoir joué avec le roi enfant en juillet 1940 sur une plage de Saint-Sébastien. Ce n’est que plus tard qu’elle l’aurait revu à Bruxelles au moment de l’Exposition universelle et une deuxième fois à Lausanne chez sa marraine, la reine Victoria, la veuve d’Alphonse XIII. Puis c’est le mystère. Ils ont beaucoup de traits communs : un goût des choses graves, des élans mystiques (jeune, il pensait à la Trappe, elle, au Carmel) et une haute idée de l’amour, pur, romantique et éternel.
FABIOLA. L’AMOUR DANS LA TOURMENTE
FABIOLA. L’AMOUR DANS LA TOURMENTE
Ce jeune couple amoureux, spontané en dépit d’une réserve de bon ton, va conquérir Paris.
Le 31 mai 2011 |
Très vite, le conte de fées a dégénéré. La jeune et sage Espagnole inconnue, devenue l’épouse du roi Baudouin, connaît des débuts éprouvants.
Les drames se succèdent à un tel rythme que son voyage de noces est repoussé sine die. Ce sont les sorcières qui mènent l’histoire à la baguette. La grève générale fait imploser la Belgique. Pour lutter contre la banqueroute qui menace depuis que la dette publique atteint des abîmes après la décolonisation du Congo, le gouvernement de coalition engage un programme d’austérité qui fait descendre les travailleurs, premiers pénalisés, dans la rue. Trois jours après le mariage, la foule engorge les grandes artères de Bruxelles et défile derrière les drapeaux noirs sous les fenêtres de Baudouin et Fabiola. Les pavés volent dans la capitale plongée dans le noir comme aux pires heures de la guerre. Le mouvement est particulièrement violent en Wallonie où l’on chante « L’Internationale » entre les terrils.
Une nouvelle catastrophe se produit le 3 février 1961 : le crassier de Jupille, rongé par les pluies diluviennes, glisse et s’effondre. Cette montagne de 120 mètres de haut et ses 500 000 mètres cubes de scories engloutissent, en quelques secondes, un quartier du petit village. Et la loi des séries continue : un Boeing, perdu dans le mauvais temps, s’écrase à Zaventem ; 73 morts. La jeune reine chausse ses bottes de caoutchouc, visite les sinistrés, réconforte les veuves et les orphelins, promet des secours. Et elle tiendra ses promesses. La monarchie est sauvée, et l’unité de la Belgique rafistolée. La très pieuse Fabiola fait des miracles. Le trône, longtemps menacé par les frasques du roi Léopold III, père de Baudouin, retrouve sa légitimité. Et c’est une vraie reine, grandie dans la souffrance, que Paris accueille. Jamais une souveraine n’aura autant mérité un tel hommage.
Ce jeune couple amoureux, spontané en dépit d’une réserve de bon ton, va conquérir Paris.
Le 31 mai 2011 |
Très vite, le conte de fées a dégénéré. La jeune et sage Espagnole inconnue, devenue l’épouse du roi Baudouin, connaît des débuts éprouvants.
Les drames se succèdent à un tel rythme que son voyage de noces est repoussé sine die. Ce sont les sorcières qui mènent l’histoire à la baguette. La grève générale fait imploser la Belgique. Pour lutter contre la banqueroute qui menace depuis que la dette publique atteint des abîmes après la décolonisation du Congo, le gouvernement de coalition engage un programme d’austérité qui fait descendre les travailleurs, premiers pénalisés, dans la rue. Trois jours après le mariage, la foule engorge les grandes artères de Bruxelles et défile derrière les drapeaux noirs sous les fenêtres de Baudouin et Fabiola. Les pavés volent dans la capitale plongée dans le noir comme aux pires heures de la guerre. Le mouvement est particulièrement violent en Wallonie où l’on chante « L’Internationale » entre les terrils.
Une nouvelle catastrophe se produit le 3 février 1961 : le crassier de Jupille, rongé par les pluies diluviennes, glisse et s’effondre. Cette montagne de 120 mètres de haut et ses 500 000 mètres cubes de scories engloutissent, en quelques secondes, un quartier du petit village. Et la loi des séries continue : un Boeing, perdu dans le mauvais temps, s’écrase à Zaventem ; 73 morts. La jeune reine chausse ses bottes de caoutchouc, visite les sinistrés, réconforte les veuves et les orphelins, promet des secours. Et elle tiendra ses promesses. La monarchie est sauvée, et l’unité de la Belgique rafistolée. La très pieuse Fabiola fait des miracles. Le trône, longtemps menacé par les frasques du roi Léopold III, père de Baudouin, retrouve sa légitimité. Et c’est une vraie reine, grandie dans la souffrance, que Paris accueille. Jamais une souveraine n’aura autant mérité un tel hommage.
Inscription à :
Articles (Atom)


