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lundi 21 septembre 2015

LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DU PUY-EN-VELAY – RÉGION AUVERGNE – DÉPARTEMENT DE HAUTE-LOIRE

La cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay – Région Auvergne – Département de Haute-Loire

Des quelques cathédrales romanes qui subsistent dans l’hexagone, celle du Puy-en-Velay juchée sur son promontoire volcanique au cœur de la vieille ville, est l’une des plus spectaculaires.



Le culte de la Vierge s’est développé dès le haut moyen-âge au Puy-en-Velay.  La ville devint également, après le pèlerinage de l’évêque Godescalc, le point de départ de l’un des quatre chemins français menant vers Saint-Jacques-de-Compostelle : la via podiensis.  La cité se devait donc de posséder un sanctuaire capable de recevoir la foule des fidèles venus vénérer la vierge noire ou prendre la route de Santiago.  L’église en forme de croix latine a été construite en plusieurs temps. Au XIe siècle, on entreprit l’édification du chœur, du transept et des premières travées de la nef alors voûtées en berceau. Au XIIe siècle, ces voûtes ont été remplacées par des coupoles sur trompes. Le succès du pèlerinage entraina la construction de deux travées supplémentaires édifiées à l’Ouest sur de hauts piliers, conçus pour rattraper la déclivité du terrain. Du coup, le grand escalier menant vers l’église passe sous la façade pour arriver dans la nef. Un vrai tour de force !

Au XIIe siècle, un cloître est bâti contre la cathédrale pour les besoins des chanoines. De forme rectangulaire, il est composé d’arcs en plein-cintre polychromes montés sur des piliers carrés flanqués de belles colonnettes. Les chapiteaux qui les surmontent et la corniche sculptée visible sous la toiture, font de ce jardin clos l’un des plus riches cloîtres romans d’Europe.

Le saviez-vous ? Si la statue de la Vierge noire offerte par Saint Louis au XIIIe siècle a disparu dans un incendie, La cathédrale du Puy renferme tout de même d’inestimables trésors comme ses anciennes portes du XIIe siècle, ou la fresque de saint Michel d’inspiration byzantine visible dans la tribune nord du transept.


samedi 19 septembre 2015

L'ABBAYE DE LA CHAISE-DIEU – REGION AUVERGNE – DEPARTEMENT DE LA HAUTE-LOIRE

D’un modeste ermitage, le site fondé par Saint Robert de Turlande au XIe siècle se transforma en une abbaye bénédictine réputée. Si réputée que le pape Clément VI, au XIVe siècle, voulut y être enterré en une grande abbatiale…

Clément VI confia les travaux d'agrandissement de l’abbatiale Saint-Robert à l’architecte déjà en charge de l’édification de son Palais d’Avignon. Entamée en 1344, la construction s’acheva peu avant le décès du Pape, en 1352. Aujourd’hui, l’abbaye de La Chaise-Dieu, de l’extérieur, apparaît austère avec ses grands arcs, ses puissants contreforts, ses deux tours, son immense portail aux sculptures disparues… Mais à l’intérieur, l’église est ornée avec raffinement. C’est, sur le parvis, un élégant et inattendu escalier en éventail qui relie les deux facettes de l’église. Le cloitre de style gothique flamboyant, le bel orgue rénové, la série de 14 tapisseries contant la vie de Jésus (en cours de restauration), les 144 stalles sculptées… s’offrent au regard des visiteurs. Et la chapelle des Pénitents décorée d’un chemin de croix peint au XIXe siècle ainsi que l’originale peinture du XVe montrant une danse macabre ménagent d’originales surprises !

 Le saviez-vous ?

C’est dans les murs de l’abbatiale que le fameux festival de musique sacrée et classique de la Chaise-Dieu a lieu… depuis près de 50 ans !


LE CHATEAU D’ANJONY - REGION AUVERGNE - DEPARTEMENT DU CANTAL

Un extérieur imposant, un intérieur raffiné : voilà l’intéressant mélange qu’offre le château d’Anjony. Epargné par l’affront du temps et les assauts des hommes, il est resté tel que bâti au XVe siècle et enjolivé au XVIII e. Et pour ne rien gâcher, il se situe à Tournemire, l’un des plus beaux villages de France.

Avec ses quatre tours, très rapprochées, et d’une quarantaine de mètres de haut, le donjon médiéval du château d’Anjony couronné d’un chemin de ronde agrémenté de créneaux et de mâchicoulis, apparaît pour le moins puissant ! C’est Louis d'Anjony, compagnon de Jeanne d'Arc, qui le bâtit vers 1430. Les générations successives s’employèrent à embellir ensuite le monument. Claude d'Anjony, notamment, lui adjoint, au XVIII e siècle, un corps de logis, plus accueillant et confortable. Aujourd’hui, on y traverse des salles richement meublées et décorées : ici une imposante tapisserie représentant le triomphe de l'empereur Justinien, sous les traits de Louis XIII ; là, des fresques du début du XVIe siècle ornant une chapelle ; ici encore des portraits de membres de la famille d'Anjony… Leurs descendants habitent d’ailleurs encore leur château !

 Le saviez-vous ?

Sous l'ancien Régime, durant deux siècles, la famille d'Anjony et celle des Tournemire, trop proches voisins sans doute, s’opposèrent dans une véritable «vendetta» locale.


LE MONASTERE ROYAL DE BROU - REGION RHONE-ALPES - DEPARTEMENT DE L'AIN

Dans la banlieue de Bourg-en-Bresse, se dresse un joyau de l’art gothique flamboyant : c’est justement pour déclarer son éternelle flamme à son mari défunt, qu’une femme fit construire ce fabuleux monument !

Les tuiles colorées et vernies de l’église captent immédiatement le regard. On se croirait en Bourgogne ! C’est d’ailleurs en souvenir de ses attaches bourguignonnes que la bâtisseuse en fit mettre. Elle se nomme Marguerite d'Autriche et vécut au XVIe siècle. Toute jeune encore, elle perdit son troisième mari, Philibert Le Beau, celui dont elle était le plus éprise ! Le monastère de pierre et de marbre blanc qu’elle fit construire entre 1506 à 1532, était un symbole pour elle. Moins, bien sûr, pour les visiteurs d’aujourd’hui, surtout éblouis par l’intérieur de l’église. Le chœur est une pépite :  des stalles finement taillées, de très grands vitraux colorés, un rare jubé qui n’est que dentelle de pierre… De l’autre côté de ce dernier, la sobriété de la nef repose de tant de richesse ! Trois tombeaux, ceux de Marguerite, de son époux, et de la mère de celui-ci sont aussi à admirer. Dans les trois cloîtres, un musée présente aujourd’hui des collections d’arts décoratifs et de beaux-arts.

 Le saviez-vous ?

Désormais, on peut rejoindre la galerie haute du 3e cloître et, ainsi, apprécier de près la toiture vernissée si emblématique du monument.