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lundi 21 septembre 2015

LE PASSAGE POMMERAYE – RÉGION PAYS-DE-LA-LOIRE – DÉPARTEMENT DE LA LOIRE-ATLANTIQUE

Après deux ans de restauration,  le Passage Pommeraye apparaît à nouveau dans toute sa splendeur. Joyau de la ville de Nantes, il est considéré pour la beauté de son décor comme l’un des plus remarquables passages du XIXe siècle.

 Nantes, 1837.  Un jeune notaire, Louis Pommeraye, propose au maire de la ville de créer dans un quartier insalubre un passage bordé de boutiques de luxe comparable à ceux qui fleurissent dans les capitales européennes. Après l’achat des parcelles et l’expropriation des résidents, il fallut trois ans aux architectes Buron et Durand-Gasselin pour en assurer la réalisation.  Inauguré en 1843, le passage est  composé de trois galeries appelées autrefois galerie de la Poste, de l’Horloge et de la Bourse, établissant une liaison entre la rue de Santeuil et la rue de la Fosse, 9,40m plus bas.  Sur le plan financier, cette entreprise fut pour Louis Pommeraye un terrible échec : il mourut en 1850 totalement ruiné. En revanche, sur le plan architectural, le passage est une magnifique réussite. Il est organisé sur trois niveaux autour d’un grand escalier bénéficiant d’un éclairage zénithal délivré par une grande verrière. Tout autour, colonnes de pierre, réverbères au gaz, statues allégoriques représentant notamment l’industrie, les arts, l’agriculture ou encore les sciences, font de ce lieu un véritable palais du commerce. Les Nantais viennent volontiers y flâner et découvrir les belles vitrines d’une soixantaine de magasins récemment complétés par la toute nouvelle galerie de Santeuil.

Le saviez-vous ? Originaire de Pontchâteau près de Nantes, le cinéaste Jacques Demy déclarait : « Mes promenades se terminaient immanquablement par la traversée magique du passage Pommeraye. » Il y a installé ses caméras à deux reprises pour Lola en 1962 et Une  chambre en ville en 1982.