Oscar Ier est le seul fils de Charles XIV Jean de Suède et de sa femme, la reine Désirée. Après l'élection, en août 1810, de Bernadotte comme prince héritier de Suède, Oscar et sa mère quittent Paris pour Stockholm en juin 1811.
La mère d'Oscar est Désirée Clary, la première fiancée de Napoléon Bonaparte. Sa sœur, Julie Clary, est mariée à un frère de Napoléon, Joseph. Désirée a choisi Napoléon comme parrain d'Oscar.
Éducation
De Charles XIII de Suède, Oscar reçoit le titre de duc de Södermanland le 26 septembre 1810. Il maîtrise rapidement le suédois, et, quand il atteint l'âge de la majorité, il est déjà très apprécié. Son excellente éducation développe ses très grands talents naturels et il est bientôt considéré comme une référence sur toutes les questions socio-politiques. En 1839, il rédige une série d'articles sur l'éducation de masse, et, en 1841, un texte anonyme, Om Straff och straffanstalter, défendant l'idée d'une réforme du système carcéral. Le 19 juin 1823, il épouse la princesse Joséphine, fille d'Eugène de Beauharnais, duc de Leuchtenberg, et petite-fille de l'impératrice Joséphine.
En 1824 et en 1833, le prince héritier est brièvement vice-roi de Norvège. En 1838, le roi commence à soupçonner son héritier de comploter avec le Parti libéral afin d'entraîner un changement de ministère, voire son abdication. Si Oscar n'aide pas concrètement l'opposition à cette occasion, sa désapprobation du comportement despotique de son père est de notoriété publique, bien qu'il a toujours évité une réelle rupture. Encore que son libéralisme soit des plus prudents et des plus modérés, comme l'opposition le découvre à son grand regret peu après son accession au trône le 8 mars 1844. Il refuse d'entendre parler de la moindre réforme radicale de la constitution de 1809. L'une de ses premières mesures est toutefois d'établir la liberté de la presse. Il met en place une égalité formelle entre ses deux royaumes en introduisant de nouveaux drapeaux. L'essentiel de la législation édictée pendant le règne d'Oscar Ier a comme objectif d'améliorer les positions économiques de la Suède et le Riksdag, dans la déclaration qu'il lui adresse en 1857, déclare qu'il a plus amélioré la prospérité matérielle du royaume que n'importe lequel de ses prédécesseurs.
Dans le domaine des affaires étrangères, Oscar Ier est un partisan de la défense des nationalités. En 1848, il soutient le Danemark contre la Prusse lors de la première guerre du Schleswig (en); il positionne des troupes suédoises et norvégiennes à Funen et au nord du Schleswig (1849-1850) ; il négocie la trêve de Malmö du 26 août 1848. Il est également l'un des garants de l'intégrité du Danemark (protocole de Londres, 8 mai 1852). Dès 1850, Oscar Ier conçoit un plan d'union dynastique des trois royaumes scandinaves, mais les difficultés qui surgissent l'obligent à abandonner ce plan. Il réussit toutefois à renverser la politique obséquieuse de son père envers la Russie. Sa crainte que celle-ci ne réclame une partie de la côte le long du Varangerfjord le conduit à rester neutre durant la guerre de Crimée et, en conséquence, à conclure une alliance avec le Royaume-Uni et la France le 25 novembre 1855 dans le but de préserver l'intégrité territoriale de la Scandinavie.

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